Les mariages religieux et les cérémonies laïques

Vous avez décidé de passer la bague au doigt de l’élu(e) de votre cœur et vous voulez inscrire la célébration de votre mariage dans le respect de vos convictions ? Vous avez envie de donner une dimension rituelle à votre engagement ? La célébration de votre union à l'hôtel de ville est impersonnelle, trop peu solennelle et trop expéditive à vos yeux ? Comment les religions et la laïcité considèrent-elles et célèbrent-elles le mariage ? 

Pour les églises catholiques et orthodoxes, le mariage est un sacrement, célébré publiquement devant l'assemblée, les témoins, par l'échange des libres consentements. C'est le prêtre ou le pope qui appelle la bénédiction de Dieur sur les époux et leur future famille. Le couple est uniquement composé d'un homme et d'une femme, dont au moins un des deux (les deux chez les orthodoxes) doit être baptisé, il s'engage à un amour monogame, exclusif, indissoluble et dont la finalité est la fondation d'une famille. Le protestantisme ne considère pas le mariage comme un sacrement, mais comme un acte de responsabilité. La cérémonie au temple constite en une bénédiction nuptiale de l'engagement des jeunes mariés. Celui-ci parle de vérité, d'amour et de fidélité. Les protestants n'exigent pas que les futurs conjoints soient baptisés, ni qu'ils soient tous les deux protestants, et ils acceptent le divorce, et donc le remariage.

Les cérémonies rituelles chrétiennes ont tendance à être plus personnalisées, elles peuvent même parfois s'éloigner de la codification prévue par la religion, pour autant que les piliers de celle-ci soient respectée. Tout dépend de la volonté des époux et de l'ouverture d'esprit de l'officiant.

Le mariage juif traditionnel est règlementé par la religion, à la fois dans les rites et dans le vécu des coinjoints. Le mariage, qui se déroule à la synagogue, est l'alliance de deux personnes du même sexre dans le but de former une famille. Elles s'engagent, devant Dieu et la communauté juive, à vivre ensemble dans l'amour et le respect mutuel, et à transmettre à leur descendance les valeurs traditionnelles du judaïsme. Le judaïsme n'autorise pas le mariage mixte, mais dans un contexte où l'on observe une progression du nombre de coules dont les membres n'ont pas la même religion, un courant s'est développé au sein de la communauté juive pour faire vivre un "judaïsme laïque" et qui se renforce autour des fêtes et des rites hérités de la tradition. De nombreux couples souhaitent en effet "faire un mariage juif" mais ne souhaitaient pas, ou ne pouvaient pas, le célébrer à la synagogue. Ils n'avaient alors d'autre choix que d'abandonner l'idée de donner une dimension juive à leur mariage. Aujourd'hui, des cérémonies nuptiales juives laïques sont organisée qui respectent les symboles et les étapes du mariage tradtionnel, et dont les acteurs principaux sont les mariés et leurs proches, et non le rabbin.

Dans l'islam, le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme. C'est un contrat et non un sacrement, qui permet d'établie, sur le plan juridique, les alliances et les filiations légitimes. Il prévoit entre autre la dot, avec ses deux composantes, celle qui revient à l'épouse au moment du mariage et la partie "différée" qui définit les droits de l'épouse en cas de divorce ou de décès du mari. Le contrat est conclu entre le fiancé et le tuteur matrimonial de la future épouse (son père ou un homme de la famille), qui la représente, après avoir obtenu son consentement. Si un musulman peut épouser une chrétienne ou une juive, la femme musulmane ne le peut pas. L'islam règlemente l'institution du mariage, à la fois dans les pratiques rituelles et dans le vécu des individus. Néanmoin, les festivités du mariage n'ont aucun caractère religieux, il s'agit de coutumes locales, qui peuvent différer selon la région d'origine des mariés, et être adoptées ou non par les familles. Le mariage est habituellement célébré par un ulema ou un religieux, mais les pratiques et interprétations divergent sur ce point selon les courants de l'islam. Il n'y a pas de contrainte quand au lieu où le mariage est célébré.

La cérémonie laïque du mariage est une spécificité belge. Elle repose que les valeurs que les époux veulent transmettre et partager avec les participants. Acteurs de leur propre vie, et donc libres de leur choix, c'est eux qui déterminent le scénario de la cérémonie, choisissent les textes, musiques, interventions,... avec l'aide d'un conseiller laïque. Cette cérémonie se déroule dans le lieu choisi par les époux : à la maison, dans la salle où est organisée la réception ou dans une Maison de la laïcité, qui met ses locaux à disposition pour ce type de cérémonie. Toute en réaffirmant les valeurs laïques, ce type de cérémonie fait place à l'émotion et à l'engagement des conjoints. Cette formule permet également d'aller au-delà du mariage civil à la maison communale, souvent réduit à un simple acte administratif dénué d'émotions. Elle permet également de célébrer l'union de deux personnes de confessions religieuses différentes, ou le mariage entre deux personnes du même sexe, autorisé en Belgique depuis 2003 et au Grand-Duché de Luxembourg depuis 2015. 

 

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